Mardi 22 mai 2012
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Le car file vers le nord direction Paraty. Et ici, au nord, pas de coron mais de jolies plages. Le chauffeur plus qu'aimable
m`incite fortement a me mettre a cote de lui pour prendre des cliches de la Costa Verde. Il est a deux doigts de mettre ses feux de detresse pour s`arreter au milieu de la route pour que je
photographie a mon gre la foret luxuriante qui se jette dans la mer. Arrivee a Paraty, a coups de rales quasi bestiaux, on se debat avec nos sacs pour les hisser sur nos epaules. John la Muerte,
``Jean la mort``, 90 kgs de viande bodybuildee, tatouee et grillee au soleil, nous interpelle: ``Hello guyyyys!``. Il est barman dans l`hotel que nous cherchions: c'est parfait! John la muerte
car visiblement, le bonhomme a flirte plusieurs fois avec la grande Faucheuse ( je mets une majuscule pour pas avoir d'emmerdes avec): accident de voitures, de plongee...Une carte de fidelite aux
urgences. On s'installe a Paraty, une chambre acueillante s'offre a nous. Le lendemain, les cloisons aussi epaisses qu'une feuille de canson dementent notre premier sentiment. Comme une
impression, que les chiens du quartier se crepent le poil au niveau de mon gros orteil! Marion, en eteignant la lumiere, goutera egalement a une autre specialite locale: la chaleur du 110 V
bresilien. Un hommage a Claude Francois surement mais sans dommage. Pour le decor, Paraty,c'est une vieille ville faite de maisons blanches et colorees au milieu des montagnes recouvertes de
vegetation tropicale se deversant dans l'ocean atlantique. En clair, c'est pas vilain!
On s'y sent rapidement tres bien : les bains y sont doux et les baleades agreables. Seuls quelques coquillages locaux,
aceres, tentent de graver un souvenir dans notre epiderme en y inscrivant un bout de leur silhouette. Le lendemain, le capitaine de notre auberge de jeunesse organise une viree en bateau sur des
iles ou autres plages inacessibles par voie de tongs.
Le lendemain, on arpente le coin avec nos pieds: plages de reve sous les cocotiers, piscines naturelles ou le snorkelling se fait
sans mettre la tete dans l'eau. Quelques vendeurs d'huitre tentent d'ecouler leur marchandises au milieu des maillots plus ou moins riquiquis!
Pous saluer Paraty dignement, on s'offre un diner dans un joli resto au programme: crevettes poilees a la vanille et a l'anis
accompagnees de ses poires pochees et noix de saint Jacques cuites au champagne (He, les lecteurs, on ne bave pas sur le clavier, un peu de classe!). On gardera un bon souvenir de Paraty.
La meteo s'annonce execrable mais on a eu trop de bons echos d'Ihla Grande (et on a la tete dure), c'est decide, on embarque. On
est accueilli par des feux d'artifice, ce n'est pas en notre honneur mais au Bresil, terre footballistique qund l'equipe supportee marque un but, on allume une fusee.
Ihla Grande a ete tour a tour: repaire de pirates, leproserie et penitencier jusqu'en 1990. Je n'irai pas jusqu`a dire qu'il
devait etre bon d'etre lepreux ou bagnard mais isi, on touche le splendide (et j e n'exagere pas). Et comme les choses, sont bien faites, des plages au sable calibre micro proposent soit des eaux
limpides pour aller reluquer les poissons, soit des grosses vagues pour surfeurs avertis. Et au milieu de tout ca, une foret protegee et un gros reseau de sentiers de rando. Pour que les choses
soient parfaites, les voitures sont laissees sur le continent, seuls les pompiers, la police et un ramassage des ordures sont autorises a avoir un vehicule. Sur les 2 jours passes a Ihla
Grande, les nuages auront ete particulierement hostiles avec nous. Bah oui, le climat tropical, c'est pas seulement un grand soleil pour un cocktail au bord de la piscine. Un premier apercu de
l'ile. Il nous reste qu'a acheter un acheter un agenda pour caler la date de notre retour. On reviendra, c`est sur et sous un ciel plus apaise.
Rio nous attend pour nos dernieres journees bresiliennes.
Une ville qui sent le soleil rien que par le nom de ses quartiers: Copacabana, Botafogo,
Ipanema...
The girl from Ipanema
De l'eau de coco, preparation simple: une noix de coco, un trou, une paille, slurp
C'est donc muni de notre outil de travail prefere depuis quelques semaines (une bonne paire de tongs made in Brasil) que nous
partons a l'abordage de Rio.
La cathedrale de Rio,edifice hallucinant.
Une ville pleine de petits cafes au charme d'antan, de vieux clubs de samba, tout cela au milieu d'une nature avec une foultitude
de plages et de montagnes.
On croisera meme le long du periph une bande de singes deconneurs, sur une petite place un toucan et a 5cm du petit orteil de
Marion une araignee a la pilosite fort respectable et parait il, dotee que de bonnes attentions.
On profite de nos dernieres soirees bresiliennes dans des clubs de samba, scene ouverte ou les chanteurs se succedent et ici,
tout le monde danse, la musique dans les veines.
C'est l'heure de l'avion. On quitte notre chambre de 6m2 (Rio est une ville hyper chere) et notre quartier d'accueil en croisant
plein de militaires, forces speciales, gros bras muscles, une mitraillette au poing. Si c'est pour notre depart, c'est peut etre un peu beaucoup! En realite, c'est une operation anticrack qui a
ete lancee contre les traffiquants de la favela mitoyenne. Un homme politique, dont j'ai totalement oublie le nom, parlait de karcheriser, c'est la version bresilienne la prevention en plus (des
educateurs et des assistances sociales sont presents pour cette operation). Rio a les JO dans 2 ans et doit avoir un visage ''presentable'' et aussi a plus long terme pour que le pays sorte un
peu de cette gangrene.
En ce qui concerne notre personne, snif! nous quittons le continent sud americain, apres 3 mois et demi. 3 pays et pas mal de
differences entre chacun. On repart du Bresil avec plein de supers souvenirs: une nature qui se glisse partout, une societe bresilienne a la mode ''Benetton'', de la chaleur humaine...
Decollage imminent pour l'Australie en changeant a Montevideo, a Santiago et en faisant une pause kerosene a Auckland, 35h en tout
(je veux voir une larme perlee sur votre joue devant l'epreuve que nous allons affronter)
On enfile nos bas de contension et notre masque pour dormir et on vous bise tous.